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 Le money time, les PO et ses stars

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Iron
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MessageSujet: Le money time, les PO et ses stars   Ven 11 Mai - 15:26

On dit que les légendes naissent lors des finales NBA... Mais tous les joueurs de la ligue américaine n'y jouent pas forcément un match... Les stars alors trouvent leurs origines la plupart du temps dans le money time, le quatrième et normalement dernier quart temps d'une rencontre, le moment où les joueurs gagnent leurs salaires, où les stars haussent encore leur niveau de jeu... Rétrospective d'une décennie de joueurs qui faisaient de ce quart temps leur jardin et point de vue.

Alors soit, je me limite à la dernière décennie mais je ne peux oublier quelques autres grands joueurs forcément décisifs dans des moments particulièrement délicats. Citons John Havlicek ("Havlicek stole the ball"), Jerry West (Mr. Clutch) ou encore l'un des plus grands clutchs players de l'histoire si ce n'est LE plus grand, j'ai nommé Larry Bird. Je ne pouvais pas écrire cet article sans faire un détour par ce joueur!!! Bird, l'un des rares à annoncer à son défenseur ce qu'il va faire, et qui va ensuite le réaliser pour le gain du match... mais plus qu'un shoot, Bird réalisait souvent l'action qui permettait la victoire des siens que ça soit une interception, une grosse défense, un rebond etc...



Revenons maintenant à l'intérieur de ce cadre de dix années et citons en vrac parmi les stars du money time : Reggie Miller, Toni Kukoc, Michael Jordan, Kobe Bryant, Allen Iverson...
Reggie "Killer" Miller, comment ne pas le citer??? le Madison résonne encore de ses exploits et Spike Lee fait toujours ce cauchemar... et cette poignée de secondes où Reggie met 8 points... Mais également les nombreux shoots au buzzer que Miller prenait, n'avait pas peur de prendre et rentrait souvent...



Toni Kukoc, mais que fait-il là me direz-vous? Evidemment à première vue, il ne fait pas partie de ses stars du quatrième quart temps, la faute à un coéquipier se nommant Michael Jordan. Et pourtant durant l'absence de ce dernier, Kukoc offrit un match aux Bulls face aux Knicks en playoffs (provoquant une colère noire de Pip') mais également lors de la finale '96, par deux fois il créera un écart définitif face aux Sonics, 9 points en 1 minute lors du match 1 (deux tirs à 3 points dont un avec la faute de Kemp et une contre attaque) et je ne parle pas du match 5 de la finale 1998. Soit il n'avait pas le rayonnement d'un Miller, mais il a régulièrement été décisif pour Chicago.



Allen Iverson, presque un ancien, drafté en 1996, il a emmené Philly en finale face aux Lakers et a démontré un clutch durant toute sa carrière qui ne laisse aucun doute quant à sa place parmi cette liste. Un peu à l'image de ces arrières qui squattent le ballon, il aime prendre cette dernière possession pour lui, avec une certaine réussite là aussi.
Michael Jordan, un peu à l'image de Bird, il a tout réalisé lors de ces derniers quart temps, et les exemples ne manquant pas! Premier tour '89, match 5 et "THE shot", 1991 et "THE shot 2", 1997 match 1 de la finale, 1998 match 6 toujours en finale, sans parler des innombrables matchs de saison régulière et de tous les matchs qu'il a permis de gagner dans le money time que j'oublie... Un clutch player qui n'avait peur de rien, qui pensait pouvoir tout réussir, et c'est aussi ce qui a fait sa légende!
Kobe Bryant enfin à l'image d'Iverson promotion '96, démontre depuis quelques années qu'il aime lui aussi ces derniers quarts temps. A l'instar de son modèle, il a cette tendance à avoir de la glace dans les veines lors des derniers instants d'une partie. Prendre ses responsabilités est commun pour ce joueur qui avec une équipe moyenne parvient à les hisser à l'image d'un autre 20 ans auparavant...

Actuellement, la nouvelle génération cherche à faire la différence et entrer dans l'histoire parmi ces glorieux noms... Nowitzki, James, Anthony, Wade, Arenas... Ceux là prennent leurs responsabilités et ont le statut de stars... Wade a toujours réalisé de grands playoffs (excepté cette saison mais avec une blessure à l'épaule, c'est plus dur!), Arenas a prouvé cette saison qu'il pouvait prendre un shoot dans n'importe quel position même avec 0.1 secondes à jouer, Nowitzki a un shoot aussi fiable en début de match qu'à 10 secondes du buzzer (même si la pression altère son jeu), Anthony conserve toujours les dernières possessions, idem pour Lebron James, un peu comme un Bryant ou un Jordan porte son équipe sur ses (trop) larges épaules même si sa réussite dans cet exercice difficile est plus que douteuse (ne serait ce que pour les 5 pas face aux Wizards).



Les stars actuelles ont donc construit leur aura hormis sur leurs jeux, sur cette capacité à être présente dans la quatrième quart temps d'une rencontre comme lors de la post season.
Pourtant nous avons aussi des joueurs considérés comme stars alors que leur clutch laisse à désirer! Ma cible préférée Kevin Garnett fait partie de ceux là. Joueur considéré comme l'un des plus doués de sa génération (à juste titre par ailleurs), complet à l'extrême, il est parfaitement incapable de réaliser l'action décisive à de rares exceptions près, vues pour la très grande majorité au cours de ce dernier mois de Mars. Mais il n'est pas le seul dans cette catégorie, et bien des joueurs ne méritent pas ce statut qu'il leur est alloué, ne serait-ce par ce manque flagrant de leadership.



La question se pose donc. Une star doit elle forcément être décisive? Afin d'être considérée comme une star, faut il systématiquement démontrer sa capacité dans les moments cruciaux d'une saison pour son équipe? A moins qu'une bonne presse et une présence médiatique suffisent même si ce joueur n'évolue que 36 minutes par match? A moins qu'on ne considère qu'il existe différents degrés de "starisation", selon les cas, ne faudrait-il pas s'interroger sur ce fait?
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Herzeleid
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MessageSujet: Re: Le money time, les PO et ses stars   Ven 11 Mai - 17:32

Iron a écrit:
Une star doit elle forcément être décisive? Afin d'être considérée comme une star, faut il systématiquement démontrer sa capacité dans les moments cruciaux d'une saison pour son équipe? A moins qu'une bonne presse et une présence médiatique suffisent même si ce joueur n'évolue que 36 minutes par match? A moins qu'on ne considère qu'il existe différents degrés de "starisation", selon les cas, ne faudrait-il pas s'interroger sur ce fait?

On en avait un peu causé une fois sur MSN, tu m'excuseras si je me répete Razz

En fait, on peut aborder cette question sur énormément d'aspects.
Il y a star et star, des joueurs qui font gagner leur équipe d'autres qui font leurs stats.
Tu cites toujours KG, mais il y a tellement pire!
- McGrady qui n'a jamais franchi un tour de playoffs...
- Brand, une série de playoffs en presque 10 ans.
- SAR, 20-10 tous les ans mais des équipes de loosers...

Pour prendre l'exemple de cette saison, McGrady a fait une très belle saison, de bons matchs de playoffs, mais un truc que je trouve abérant, dans les 4-5 dernières minutes, c'est Yao qui se démerde. T-Mac fut INEXISTANT.

Autre point, etre décisif, c'est pas seulement mettre le shoot de la gagne, c'est être présent quand le match se joue, quand l'adversaire revient au score par exemple, il y a des shoots qui font mal qu'il faut aussi etre capable de planter. Etre décisif, ça peut aussi se faire en défense, un block, une balle volée, gêner le shoot sans provoquer la faute... ou bloquer la star adverse pendant tout le match à un petit nombre de points ou un pourcentage de merde.

Maintenant, je pense qu'être une star avant de débarquer en NBA, ça aide.
Un James était déjà une star avant de ramener sa fraise aux Cavs. Pourquoi?
Les médias et l'image qu'ils donnent des joueurs ont une vraie influence là-dedans. C'est partout pareil et c'est à chacun de se forger son opinion. Il y a tellement de stars à qui je ne trouve rien, mais vraiment rien, d'exceptionnel...

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MessageSujet: Re: Le money time, les PO et ses stars   Ven 11 Mai - 19:28

James était déjà une star à son arrivée, mais par la suite il a su prouver que son statut n'était pas usurpé (+ de 25-6-6 sur 3 saisons d'affilées !), après ya ses 5 pas contre Washington la saison dernière mais à part ça qui jouent pas en sa faveur mais bon. Il lui manque LE shoot au buzzer en PO pour vraiment passer dans la catégorie supérieure.

Jpense qu'il ya STAR et SUPERSTAR. T'as une star dans pratiquement chaque équipe NBA maintenant mais t'as les star qui vont te claquer leur 20-25ppg et celles qui te feront gagner les matchs de PO et jpense qu'il ya une vraie différence, jpense qu'il ya vraiment un degré de starisation en NBA. Des gars comme Bryant, James, Nowitzki (même si cette année c'etait pas ça en PO), Duncan voir même Nash ont un statut de star plus important que des McGrady, Garnett ou Anthony. La différence ? Les PO.
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MessageSujet: Re: Le money time, les PO et ses stars   Mer 6 Juin - 8:31

En faite la différence entre un mec comme Atoine Walker, et un comme Big shot Bob Smile
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MessageSujet: Re: Le money time, les PO et ses stars   Ven 3 Aoû - 13:28

Iron a écrit:
Les stars actuelles ont donc construit leur aura hormis sur leurs jeux, sur cette capacité à être présente dans la quatrième quart temps d'une rencontre comme lors de la post season.
Pourtant nous avons aussi des joueurs considérés comme stars alors que leur clutch laisse à désirer! Ma cible préférée Kevin Garnett fait partie de ceux là. Joueur considéré comme l'un des plus doués de sa génération (à juste titre par ailleurs), complet à l'extrême, il est parfaitement incapable de réaliser l'action décisive à de rares exceptions près, vues pour la très grande majorité au cours de ce dernier mois de Mars. Mais il n'est pas le seul dans cette catégorie, et bien des joueurs ne méritent pas ce statut qu'il leur est alloué, ne serait-ce par ce manque flagrant de leadership.

L'inverse est aussi vrai: des joueurs que l'on voit peu avant la dernière minute du match: l'exemple typique est Robert Horry, l'homme aux 7 bagues de champion. Depuis près de 15 ans, il prend plaisir à assassiner ses adversaires d'un trois point dévastateur, mettant son équipe devant au compteur ou venant tuer le match... Quelques uns de ces killing shoots (reprise de la liste faite sur [url=en.wikipedia.org/wiki/Robert_Horry]en.wikipédia/wiki/robert_horry [/url]:
- 3pts victorieux en 95 avec les Rockets à San Antonio en Finales de conf, dans une atmosphère très électrique de derby et devant 35.000 personnes à l'Alamodome; il remettra le couvert en Finals en mettant son équipe en sécurité avec 4 pts d'avance à 14 sec de la fin pour permettre aux Rockets de sweeper les Magics;
- Finales de conf 2002 entre les Kings et les Lakers: alors que les Kings sont devant 97-99, la balle revient dans les mains de Horry à quelques secondes de la fin, il prend son shoot et le rentre, donnant la victoire 100-99 à son équipe;
- Plus récemment, il a encore remis ça en 2005 en Finals face à Detroit lors du Game 5 où il plantera un 3 pts qui donnera la victoire à San Antonio 95-96.

Enfin, et pour démontrer l'importance des clutchs players, l'auteur de la bio de Horry sur wikipédia met en avant un détail: depuis 1994, le titre n'a échappé qu'à 2 reprises à une équipe n'ayant ni Steve Kerr, ni Robert Horry dans leur roster (en 2004 et 2006, soit les titres des Pistons et des Heat)...
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